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Les Technologies de l'Information |
Association pour le Progrès des Communications (APC) Il est urgent que les femmes aient davantage accès et utilisent stratégiquement les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) pour promouvoir l'égalité et le développement en Afrique, pour :
Programme d'Appui aux Réseaux de Femmes
APC-Femmes-Afrique
Déclaration à l'occasion de la Sixième Conférence Régionale Africaine sur les Femmes, Addis Abeba, Ethiopie, 22-27 novembre 1999
- Renforcer le travail en réseau et les échanges d'informations
- Contribuer aux campagnes de solidarité et aux actions collectives
- Faire reconnaître l'importance des questions posées par les femmes
- Permettre aux femmes de participer équitablement à la vie civile et publique
APC-Femmes-Afrique est un réseau d'organisations et de femmes africaines, qui agit pour renforcer les capacités des femmes africaines par la production et la diffusion d'informations, l'assistance régionale, la formation en TIC, la sensibilisation et le plaidoyer sur le genre et les politiques de TIC, et la rechercheLes TIC sont particulièrement importantes pour les femmes africaines
La mondialisation et l'émergence de la société de l'information vont soit contribuer à la promotion du statut des femmes dans la société, soit renforcer leur marginalisation. Les femmes africaines sont déjà organisées entre elles des réseaux d'actions. Avec les TIC, elles peuvent avoir accès à l'information et aux connaissances qui les aideront à triompher des réalités que sont la pauvreté et l'exclusion.La Conférence Mondiale des Nations Unies sur les Femmes, en 1995, a remarquablement permis aux femmes de s'approprier l'utilisation des TIC. Durant la phase préparatoire de la Conférence, les femmes ont innové en utilisant le courrier électronique pour échanger des informations, mener des actions de campagne et de lobby.
Bien qu'Internet soit à l'époque un outil relativement nouveau pour les femmes, celles qui on pu y avoir accès et apprendre à l'utiliser en ont rapidement exploité les potentiels pour promouvoir l'agenda de la Conférence. De même que nombre d'autres organisations de la société civile, ces pionnières ont fait la preuve de l'intérêt qu'il y a à utiliser les TIC dans leurs actions.
Les TIC se développent dans un contexte général d'inégalités de genre. En Afrique aussi, les disparités existent entre les femmes, en termes d'accès à l'éducation, à la terre, au crédit, à l'alphabétisation, etc. Le genre recoupe bien d'autres différences et disparités, qui déterminent les besoins et les expériences des femmes en termes de TIC : la race, l'ethnie, la classe, la culture, l'âge, l'histoire, l'orientation sexuelle, le lieu de résidence, le handicap. La pauvreté, la guerre, la violence endémique contre les femmes sont toujours des réalités quotidiennes dans la vie de nombre des femmes qui vivent en Afrique.
“Les TIC… suscitent d'importantes mutations dans nos communautés. Elles agissent sur notre façon de voir et comprendre le monde. Elles modifient nos méthodes de travail et la façon dont nous communiquons. Elles influencent notre capacité à obtenir et à partager l'information. Et elles sont réellement source de pouvoir. Equipements et savoirs nous permettent d'avoir accès à ce pouvoir."
Internet : se connecter, publié par l'Institut Africain sur le Genre et FamafriqueLes TIC : réalités et tendances
L'information est facteur de changement, et l'acquisition du savoir approprié peut être un catalyseur de développement. Les représentants de la société civile
- Reconnaissent que les réseaux de communication et les médias constituent un enjeu pour atteindre leurs objectifs ;
- Dénoncent les grands monopoles qui contrôlent les contenus des médias, contribuant à la représentation homogène des cultures, à la promotion de contenus dangereux et à la réglementation et à la censure dans les TIC
- Exercent une action publique collective pour influencer et rectifier ces tendances
"Avec de la formation, les groupes de femmes peuvent vraiment maîtriser le potentiel d'Internet en faveur d'un but commun : une société équilibrée en termes de genre, juste et capable"Principaux domaines de préoccupation
Dorothy Kabagaju Okello, OugandaLes femmes participent aux TIC de manière déséquilibrée. Le développement des TIC intervient dans un contexte global d'inégalités, de violence de pauvreté et de domination politique. Bien davantage de femmes et de réseaux de femmes utilisent Internet dans le cadre de leurs activités, depuis 1995, mais la question primordiale de l'accès de base empêche toujours nombre de femmes d'utiliser les TIC pour remplir leur mission et leurs activités, ainsi que :
L'accès et les infrastructures
- Assurer que la priorité des gouvernements soit la connectivité et l'infrastructure de base, la participation des femmes aux décisions politiques
- Recourir aux capacités des femmes africaines pour faciliter l'accès aux technologies appropriées, nouvelles et anciennes, telles que la radio, la télévision, les journaux, etc.
- Développer des applications, des produits et des services qui répondent aux besoins spécifiques des femmes
- Développer les télécentres communautaires de développement et faciliter la participation des femmes.
L'économie et le développement
- S'assurer que les outils répondent aux divers besoins des femmes.
- Promouvoir l'utilisation des TIC par les femmes entrepreneuses, et notamment les commerçantes du secteur informel.
- Contribuer à l'utilisation de TIC appropriées par une masse critique de femmes, pour le renforcement de leur participation aux décisions.
- Eduquer et former les jeunes filles en sciences et technologies.
- Mettre au point du matériel de formation et d'assistance dans les langues locales et promouvoir la formation des femmes par les femmes.
"De tout temps, les femmes n'ont eu qu'un accès marginal à l'information et à la technologie. Il est capital pour nous de les maîtriser, pour développer une authentique culture d'égalité de genre"
Anriette Esterhuysen, SANGONeT, Afrique du SudLe genre et la culture
- Renforcer la sensibilisation, la formation et les systèmes d'information et de communication pour les femmes et les filles.
- Mettre en œuvre des programmes de recherche pour rendre compte de l'ample savoir endogène des femmes, dans les domaines fondamentaux de l'agriculture, de la santé et de l'environnement.
- Rassembler des données désagrégées selon le genre.
- Evaluer comment les femmes utilisent les TIC et l'impact des TIC sur les relations de genre.
- S'assurer que l'accès aux TIC ne contribue pas à renforcer les disparités entre les femmes.
- Contribuer à la mise à disposition de contenu culturellement pertinent.
Politique et droits de la personne
- Associer les femmes dans la planification et la prise de décision en matière de politiques et de projets de TIC pour en assurer la pertinence dans les communautés concernées.
- Consulter les femmes à toutes les étapes pour tenir compte des possibilités et des contraintes posées par les TIC dans leurs activités.
- Mettre en place des mécanismes qui garantissent que les besoins des femmes sont pris en compte dans les projets et programmes.
“ …l'information est l'un des plus puissants instruments d'émancipation…”
Plate-Forme d'Action Africaine, 5è Conférence Régionale Africaine sur les Femmes, Dakar, Nov. 1994Au-delà de Beijing
Il nous reste à mener une vaste gamme d'actions à mener pour relever le défi des TIC :
- La Plate-Forme d'Action de Beijing reflète nombre de ces préoccupations, mais il reste à évaluer si et dans quelle mesure, ses recommandations sont mises en œuvre.
- Une utilisation plus stratégique et équitable des TIC par les femmes peut contribuer à répondre des autres "domaines prioritaires de préoccupation" de la Plate-Forme de Beijing.
- Le Processus Beijing+5 pourrait impliquer bien plus de femmes, en utilisant les TIC de façon appropriée.
Les TIC sont un aspect fondamental du développement. Si les femmes africaines n'y sont pas activement présentes, nous allons assister à d nouvelles formes de marginalisation qui pourraient bien saper toutes les avancées faites par les femmes au cours du 20ème siècle. C'est un défi majeur que les femmes se doivent de relever.
Si les femmes s'approprient et utilisent les TIC comme outils d'action collective et de partage des savoirs, celles-ci peuvent être un atout pour mettre fin aux ravages de la pauvreté, de la marginalisation et de l'inégalité.
APC-Femmes-Afrique, contacts :
Coordination du Programme et Afrique francophone:
ENDA Synfev, à ENDA
, http://www.enda.sn/synfev/synfev.htm
B.P. 3370 Dakar, Sénégal
Tel: 221 823 45 42, Fax : 221 822 26 95Afrique Australe
Women’sNet à SANGONet
, http://womensnet.org.za
P.O. 31, Johannesburg 2000, Afrique du Sud
Tel: 27 11 838 69 43, Fax: 27 11 492 10 58Afrique de l'Est
Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique
P.O. Box 3001, Addis-Abeba, Ethiopie
Tel: 251 1 51 89 19, Fax: 251 1 51 22 33