Les TIC à l'appui du programme des femmes
pour l'égalité de genre au Sénégal
une action en partenariat ENDA-SYNFEV et Siggil Jigéen

enda-synfev, b.p. 3370, Dakar, Sénégal,
tel : (221) 823 45 42 ; fax : (221) 822 26 95,
courriel : ,

http://www.enda.sn/synfev/synfev.htm

Siggil Jigéen, b.p. 10137, Dakar, Sénégal,
tel-fax : (221) 825 00 56 ;
courriel : ,
http://famafrique.org/sjigeen/siigeen.html
avec le soutien du Programme Acacia
du Centre de recherches pour le développement international, Canada.

 

Résumé des messages du thème 2 (1-10 mars 2002) : "Célébration du 8 mars 2000 en Afrique francophone"

"Ce document peut être librement reproduit, à des fins non commerciales uniquement, à condition d'en mentionner la source : ENDA, Projet parenté conjointe, Dakar, 2001"

Forum virtuel e-gen-af : "Les TIC pour l'égalité de genre : la parente conjointe en Afrique", ouvert en partenariat stratégique avec UNIFEM Bureau de Dakar et le soutien de Oxfam America, dans le cadre du projet "Les Technologies de l'Information et de la Communication a l'appui du programme des femmes pour l'égalité de genre" mener par ENDA Tiers Monde (Programme Communication pour les Femmes) avec le soutien de l'Initiative Acacia du Centre de Recherches pour le Développement International (Ottawa). Le but du forum est de mettre en valeur l'importance et l'actualité de l'application locale des instruments internationaux de promotion de l'égalité de genre, notamment en termes de droits de la parente ; d'échanger des informations sur la célébration de la Journée Internationale de la Femme dans les pays d'Afrique francophone ; et de partager expériences et stratégies d'utilisation des technologies basées sur Internet pour promouvoir l'égalité de genre en Afrique francophone. Les archives des débats sont disponibles a : http://famafrique.org/parenteconjointe/forum/forum.html

Durant les débats consacrés au thème 2, le forum a rassemblé plus de quatre vingt membres, parmi lesquels 8 se sont exprimés (dont un homme), intervenant depuis le Burkina Faso, le Sénégal, la Mauritanie, la RDC, la Guinée, la Belgique et la France, la France. 13 messages ont été échangés, soit une moyenne de 1 message par jour.

### "Genre et pauvreté, thème de la célébration de la journée du 8 mars 2002"

Habibou Ouedraogo, Ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Burkina Faso,
: introduction du thème.

Depuis 1977 est célébrée chaque année une journée des "Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale". Les gouvernements et la société civile organisent des activités pour sensibiliser l'opinion sur les problèmes des femmes et mènent des réflexions sur la situation des femmes tant au plan national qu'à l'échelle internationale. Le thème retenu cette année est celui de la pauvreté, qui touche plus d'un milliard de personnes dans le monde et, de manière accrue, les femmes. Le présent forum virtuel peut s'inscrire dans cette vision de la pauvreté des femmes, en la considérant comme un phénomène complexe et multidimensionnel à la fois économique, socioculturel et politique. En d'autres termes la pauvreté doit être perçue comme une absence d'avoir, de savoir et de pouvoir, ainsi que sous l'angle des " inégalités structurelles " telles que l'accès à l'emploi, à la santé, à l'éducation, à la formation, à l'information, aux technologies appropriées, aux sphères de décision, etc. Peut-on prétendre à l'exercice collégial de l'autorité parentale lorsqu'il y à inégalité d'avoir, de pouvoir et de savoir ?

Aisatou Poréko Diallo, Association Femme Justice Aide, Guinée,
La condition actuelle des femmes tient à la coexistence des lois modernes, religieuses et coutumières, aux pressions dues au rôle multiple des femmes (reproduction, production et gestion traditionnelle des ressources) et aux croyances et éléments culturels discriminatoires qui s'infiltrent dans les institutions. Ces facteurs influent aussi sur leur accès et leur participation à la santé, à l'éducation, l'emploi, la propriété foncière et immobilière, le crédit et le logement. S'attaquer aux disparités sociales, économiques et politiques et au déséquilibre entre les sexes est une condition préalable pour que le développement humain soit durable. Il est aisé de constater que théoriquement la femme a acquis beaucoup de droits, pour autant son statut juridique n'est toujours pas au même niveau que celui de l'homme. Par ailleurs la plupart des femmes ignorent leurs droits, donc ne peuvent pas en jouir. Les efforts du vulgarisation du droit des femmes, ce programme ne touche encore qu' une minorité.
Pour que les droits de l'homme soient universels il faudrait pleinement tenir compte du fait que la famille humaine est composée d'hommes et de femmes. L'expérience spécifique des femmes doit par conséquent être pris en compte dans le processus d'application des droits de l'homme. Les gouvernants éprouvent des difficultés à s' attaquer à la discrimination de façon globale, et surtout à la cause de la croyance profonde d'origine culturelle selon laquelle les femmes sont inférieures aux hommes. La croyance des sociétés sur le statut inférieur des femmes par rapport aux hommes, ancrée dans les lois et surtout dans les coutumes, font que le gouvernement hésitent à s'engager pour trouver des solutions aux questions relatives à la condition des femmes. Le caractère délicat de la coutume, est perçu comme la pierre angulaire de l'identité africaine et est ainsi utilisé pour évacuer les questions liées aux femmes et pour empêcher toute possibilité de changement.
Étant excluent des voies traditionnelles qui mènent au pouvoir, telles que les organes de prise de décisions des partis politiques et les syndicats, les femmes y ont accédé par le biais d'autres structures, en particulier dans le secteur des organisations non gouvernementales. Celles-ci leur ont permis d'exposer leurs intérêts et leurs problèmes, et inscrire les questions relatives aux femmes parmi les préoccupations nationales, régionales et internationales; de ce fait, le gouvernement a pris davantage de décisions en collaboration avec les organisations des femmes.

Fatma Mint Elkory,
En Mauritanie, la lutte contre la pauvreté a fait l'objet d'une stratégie nationale gérée par un "Commissariat aux droits de l'homme, à lutte contre la pauvreté et à l'insertion" qui accorde une très large part à l'aspect genre dans ses politiques et programmes. Cette années le 5 mars (fête nationale de la femme) et le 8 mars sont commémorés sous le thème, justement, de la lutte contre la pauvreté. En plus d'une conférence sur le bilan d'une décennie d'existence du Secrétariat d'État à la Condition féminine, une conférence sur la pauvreté féminine en Mauritanie et sur l'appropriation des NTIC comme outil de lutte contre la pauvreté et d'égalité des genres est également prévue.

Liliane Bibombe, RDC,
En RDC,différents forums sont prévus dans Kinshasa, et parallèlement au thème prévu cet année, la RDC a placé cette journée sous le signe de "la solidarité avec les femmes en situation difficile". Les congolaises pensent à toutes ces femmes déplacées de guerre, les femmes victimes de VIH Sida. La célébration de la journée internationale de la femme, est une occasion propice pour sensibiliser la femme à la prise de conscience de ses responsabilités en tant qu'actricepolitique, économique, sociale, etc.C'est également l'occasionde soutenir toutes les femmes déléguées au dialogue inter congolais qui se tient à Sun City.

Abdoulaye Camara, Musée historique de Gorée
L'exposition itinérante "Femmes 'bâtisseurs' d'Afrique", réalisation conjointe de musées du Canada, du Sénégal et du Bénin sera présentée à Dakar en mars et avril 2002. Elle montre l'évolution des savoirs et des rôles traditionnels des femmes vers des responsabilités nouvelles, la contribution des femmes à la sécurité alimentaire de l'Afrique, l'esprit d'entreprenariat et la volonté des femmes à prendre en charge leur devenir et le bien-être de leur famille, la participation des femmes africaines au pouvoir décisionnel et à la gestion de leur communauté, et la solidarité des femmes africaines sur le monde.

Marie Hélène,
ENDA Tiers Monde, avec l'appui du Fonds de Développement des Nations Unies pour la Femme (UNIFEM-Bureau de Dakar) publie "Parenté conjointe, plaidoyer au Sénégal", dans le cadre du projet "Parenté conjointe : les moyens d'expression pour la justice de genre", mis en œuvre avec le soutien de l'Initiative Acacia du Centre de Recherches pour le Développement International, à titre de synthèse de l'argumentaire développé par les organisations de femmes actives Sénégal, et un recueil de nouvelles de presse, destinés à sensibiliser l'opinion publique sur la nécessité de remplacer dans la législation nationale les notions de "puissance maritale" et de "puissance paternelle" par celles de "parenté conjointe" et de "responsabilité conjointe de la famille".

### Stratégies, actions

Marion Baruch,
Comment garantir l'accès à l'information aux femmes, notamment aux femmes rurales? Les radios rurales communautaires à gestion paritaire entre hommes et femmes dans des villages du Niger fonctionnent depuis deux ans en 16 villages, d'autres sont en voie d'installation.
http://www.multimania.com/nigerart/actualites/radios_rurales/radios_rurales.htm .

Hélène RYCKMANS, Monde selon les femmes,
Pour connaître l'état du dossier Safyia Yakubu Hussaini,
Amnesty International : http://www.amnesty.be
Droit des femmes : http://www.droitsdesfemmes.net

Marie Hélène,
La campagne régionale MACMAG GLIP (Projet de Liaison et d'Information sur le Genre dans la Région du Machreq/Maghreb) "Les droits de la femme à transmettre sa nationalité" pour soutenir les femmes qui luttent en faveur de leurs droits à l'égalité en tant que citoyennes de leur pays, vise à sensibiliser l'opinion publique quant au droit de la femme à transmettre sa nationalité et exercer des pressions sur les gouvernements pour les inciter à examiner et réviser les lois discriminatoires concernant la nationalité et la citoyenneté.
Informations : ou .

Marie,
Le Projet de Protocole additionnel la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, relatifs aux droits de la femme en Afrique, tel qu'adopté par la réunion d'Experts gouvernementaux en novembre 2001, engagera les états signataires à inscrire dans leur Constitution et autres instruments législatifs, le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes, et a en assurer l'application effective, et à en faciliter l'application ; reconnaître le choix conjoint des époux au lieu de résidence, les droits de la femme mariée en termes de nationalité, les droits et devoirs conjoints des parents à la sauvegarde des intérêts de la famille, a la protection et a l'éducation de leurs enfants, l'égalité des droits économiques et en protection sociale.
Informations :

 

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