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Elaboration d'une politique pour la promotion de la femme

Kigali, Rwanda (PANA) -- La législation du Rwanda en matière de promotion de la femme est en retard de plusieurs décennies par rapport aux acquis des autres femmes du monde, a estimé le ministre rwandais du Genre et de la Promotion féminine, MME Angeline Muganza, lors d'une réunion pour l'adoption d'une politique nationale pour la promotion de la femme rwandaise, mardi, à Kigali.

La rencontre regroupait, outre les membres du gouvernement, les parlementaires, les représentantes des associations féminines et des organisaitons non gouvernementales (ONG) spécialisées dans les questions de genre.

Le vide juridique est tel que la femme est aujourd'hui encore marginalisée dans divers secteurs de la vie, a constaté MME Muganza, qui s'est toutefois félicitée de l'avancée enregistrée par le sexe faible sur le plan de l'héritage qui est depuis cette année un droit reconnu à la femme par la loi.

"C'est loin d'être suffisant", a-t-elle cependant souligné, eu égard, selon elle, aux statistiques disponibles en matière d'intégration de la femme dans diverses institutions du pays.

Ainsi, au Rwanda, les femmes constituent 51 pour cent de la population, dans la tranche d'âge de 0 à 19 ans, 58 pour cent dans celle des 20 à 39 ans, 58 pour cent dans la catégorie des 40 à 59 ans et 56 pour cent dans celle des plus de 60 ans.

Au niveau des institutions, une étude de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique présentée à la réunion indique que les enseignantes, au niveau du primaire, représentaient en 1963 14,9 pour cent contre 54 pour cent en 1998.

Dans le secondaire, elles étaient 16 pour cent en 1980 contre 25,7 pour cent en 1998.

Pour leur part, les élèves du primaire sont passées de 37,4 pour cent en 1963 à 50 pour cent en 1998 contre 30,5 pour cent en 1964 dans le secondaire et 49 pour cent en 1998.

Seulement 8,2 pour cent des jeunes filles fréquentaient l'Université en 1980 contre 22,6 pour cent en 1998.

Elles étaient seulement 12,9 pour cent au parlement en 1985 contre 20 pour cent en 2000, tandis que les secrétaires générales des ministères, qui constituaient 6,4 pour cent en 1990 sont passées à 28 pour cent en 2000.


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