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Un atelier sur la pratique
de l'excision

Par Lewis Mwanangombe

Lusaka, Zambie (PANA) -- Un atelier sur la pratique de l'excision, organisé à Lusaka, a été l'occasion d'une évaluation des moyens les plus efficaces à mettre en œuvre pour éliminer totalement cette pratique traditionnelle.

Des infirmières, sages-femmes, chercheurs, assistants sociaux et gestionnaires des institutions sanitaires et médicales ont pris part à cette rencontre, la deuxième du genre, réunie dans la capitale zambienne.

Le représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), M. Edward Maganu, a invité les gouvernements africains à tout mettre en œuvre pour éloigner le spectre de la misère et de la douleur qui va de paire avec la pratique de "Mutilations Génitales Féminines (MGF)".

En dénonçant une pratique "cruelle, nuisible et sanglante", il en a reconnu toutefois le caractère profondément africain. Les états doivent s'unir contre ceux qui y croient encore, a-t-il dit.

L'excision est pratiquée dans quelque 27 pays africains, spécialement dans les parties orientale et occidentale du continent. Plus de 120 millions de femmes ont subi cette forme de mutilation génitale, selon certaines statistiques.

Pour le Vice-Ministre zambien de la santé, M. Ernest Mwansa, les pouvoirs africains doivent aborder la question des MGF avec précaution.

"Tout en étant nuisible, la pratique de l'excision constitue, dans certaines sociétés, une façon de vivre et une forme d'identité qui ne peuvent être remises en cause du jour au lendemain", a-t-il déclaré à l'ouverture de cette consultation de 5 jours.

Le gouvernement est conscient des conséquences néfastes et a pris des initiatives qui s'imposent, a-t-il ajouté.


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