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Forum Social Mondial |
Succès du Forum Social MondialPlus de 10 000 personnes ont participé au premier Forum Social Mondial qui se tenait en même temps que la rencontre de Davos, bien connue pour déployer des stratégies d'écrasement des économies locales, des emplois et des peuples.
127 pays ont été représentés, 1 870 journalistes accrédités, 764 supports d'ínformation identifiés, dont 386 de la presse internationale. Des centaines d'heures de débats, d'échanges d'expériences ont permis de de tisser des liens, de mutualiser des pratiques, d'envisager des convergences, et surtout de passer du local au global.
Michèle Dessenne - Les Pénélopes
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Porto Alegre en janvier 2002
L'annonce de la tenue d'un prochain Forum Social Mondial à Porto Alegre en janvier 2002 a été faite lors de la séance de clôture du 30 janvier au matin.
Avant que la foule ne se mette à scander "Le peuple uni, jamais ne peut être vaincu'', les témoignages de participants venus de tous pays se sont succédé. Les Africaines ont chanté leur espoir, les Asiatiques ont crié leur colère et une délégation de trois jeunes ont présenté la pierre gravée qu'ils avaient apportée ; l'un est palestinien, le second jordanien, le troisième israélien.
Ensemble ils revendiquent la paix de trois peuples sur un même territoire. La salle s'est levée pour leur faire une ovation appuyée. La séance s'est terminée avec le déploiement sur la scène d'une énorme banderolle indiquant "Nous sommes tous des José Bové".
Il est certain que ce premier Forum a marqué le début de la construction d'un autre monde possible et nécessaire.
Michèle Dessenne - Les Pénélopes
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De la présence à l'intégration
La présence des femmes dans ce Forum est très importante. Mais cela suffit-il à convaincre les autres mouvements sociaux de la pertinence du féminisme comme mouvement social de masse historique?
Au Forum Social Mondial, la profusion des ateliers, la consistance des plénières, l'aura des témoignages, les prises de position des parlementaires, ont permis des accords, des créations de réseaux transnationaux, des propositions fortes.
Tout ce qui sort de l'enceinte de cette université de Porto Alegre, où plus de 4500 délégué-es et 1500 journalistes étaient présents, participe de la construction d'un autre monde. Hormis la Marche mondiale, plus de 60 groupes de femmes ou féministes, majoritairement latino-américains, ont organisé, tout au long du forum, des ateliers sur l'économie, les violences, mais aussi sur des réflexions et stratégies d'action à mettre en oeuvre au niveau international.
A la session de clôture, la plupart des discours étaient féminisés, certaines déclarations intégraient la lutte contre le sexisme comme garant de la diversité, et enfin, les féministes ont élevé leur voix et ont été applaudies à gorge chaude.
Gageons que leurs apports auront été entendus par les autres mouvements sociaux et intégrés comme éléments d'analyse incontournables pour la lutte contre la mondialisation neo-libérale.
Joelle Palmieri - Les Pénélopes