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Moins de deux fillettes sur dix sont inscrites à l'école |
Ouagadougou, Burkina (PANA) -- Une étude sur l'éducation non formelle des filles en milieu urbain au Burkina, diffusée par "l'Association Femmes éducatrices et développement" (AFED), note que 15 pour cent seulement des petites burkinabé ont effectivement accès à l'école, en ce début de millénaire.Ces statistiques précise l'AFED, varient selon les régions et cachent encore d'énormes disparités, puisque dans la région sahélienne du Burkina, moins de 4% des filles en âge d'aller à l'école y sont inscrites.
"Mais, même quand elles ont la chance d'être inscrites, les filles bénéficient de tellement peu de soutien, que plus de la moitié d'entre elles abandonnent l'école avant la fin de la quatrième année sans pour autant acquérir des connaissances de base opérationnelles", ajoute l'étude.
Cette réalité conduit, bien souvent, dans les grandes villes, au sous-emploi, au vagabondage et quelquefois, à la prostitution.
Pour éviter autant que faire se peut de tels cas de figure et donner à la fille la chance d'être éduquée, l'AFED encadre une centaine de jeunes filles déscolarisées par an dans la ville de Ouagadougou depuis l'année scolaire 1994-1995.
L'AFED entend, avec le concours des partenaires, ouvrir d'autres structures de formation à l'intention des filles dans les grands centres tels Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Koudougou et Banfora au cours de l'année 2001.
Au terme d'un l'atelier de restitution tenu les 11 et 12 janvier 2001, la présidente de l'AFED, Alice Tiendrébéogo a indiqué qu'il ne s'agissait pas seulement de " faire connaître ce qui se fait, mais d'explorer ce qui peut être fait.
Dans cette perspective, les participants à l'atelier ont émis des recommandations pour l'implication des Organisations non gouvernementales dans le domaine de l'éducation non formelle des filles, pour la création d'un réseau d'échanges et d'information sur l'éducation non formelle des filles et pour l'appui de l'Etat aux initiatives des ONG dans le domaine de l'éducation non formelle des filles.
Pour la représentante du ministère de l'Education de base et de l'Alphabétisation, Jeanne Somé, l'éducation des filles est "largement" reconnue aujourd'hui, comme l'investissement le plus efficace d'un pays pour son développement, surtout en Afrique où les femmes sont la fondation de la vie en raison de leurs multiples rôles cruciaux au sein de la famille, dans la communauté et dans la société.