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Fonds de garantie décentralisé en faveur des femmes |
Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) -- Le gouvernement ivoirien a été invité à mettre en place un Fonds de garantie décentralisé par région en faveur des femmes ainsi qu'à renforcer les campagnes de sensibilisations sur les mutilations génitales.L'augmentation de la prise en charge socio-sanitaire des femmes et filles en situation difficile et l'adoption de lois sur la protection de l'image de la femme figurent également au nombre des recommandations faites à l'issue d'un atelier qui s'est déroulé du 14 au 15 décembre dernier à Abidjan.
La rencontre de deux jours, organisée par le ministère ivoirien de la Famille, de la Femme et de l'enfant, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), a également recommandé la création d'un répertoire d'expertises féminins au niveau national.
L'atelier entrait dans le cadre de l'application des recommandations de la conférence mondiale des femmes tenue à Beijing, en Chine, en 1995, ainsi que des résolutions de la 23ème session de l'Assemblée générale de l'ONU axée sur le thème : "les femmes en l'an 2000, égalité entre les sexes, développement paix pour le 21ème siècle".
L'atelier d'Abidjan, qui a adopté une résolution concernant les nouveaux défis que la Côte d'Ivoire doit relever sur les plans politique, économique, social et culturel, a permis aux femmes ivoiriennes de se mobiliser pour obtenir la mise sur pied d'une commission d'enquête sur les exactions dont certaines de leurs congénères ont été victimes lors des événements des 4 et 5 décembre dernier à Abidjan.
Dans son allocution de circonstance, Mme Henriette Lagou, ministre de la Famille, de la Femme et de l'enfant, a souligné que les résolutions prises par l'atelier impliquaient l'Etat, les partis politiques et la société civile.
Elle a réaffirmé l'engagement ferme du ministère de la famille aux côtés des femmes. Mme Lagou a fait savoir que les résolutions de l'atelier seront communiquées aux femmes, aux représentantes de partis politiques et aux organisations féministes.
A l'ouverture de l'atelier, les participants ont déploré la persistance de l'exclusion de la femme dans tous les pays à travers le monde, en dépit des protestations et des condamnations de la communauté internationale.
Pour sa part, la représentante de l'UNICEF, Mme Abrousse, a rappelé les résolutions prises par l'ensemble des Etats membres de l'ONU lors de la Conférence mondiale des femmes de Beijing.
Celles-ci portent, entre autres, sur l'éducation, la formation des femmes, les violences à l'égard des femmes, les femmes et l'économie, la lutte contre l'analphabétisme, la pauvreté, la violence sous toutes ses formes, l'éducation de la petite fille ainsi que sa scolarisation et la protection juridique des femmes.